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Histoire des Jeux Olympiques
du
Moyen-Âge à nos Jours

Sources : Manuel de l'Educateur Sportif, éditions Vigot

 

Plan de la page :

Du moyen-âge au 18ème siècle 1 - Du Moyen Age au 18ème siècle
..........Le moyen-âge 11 - Le Moyen Age
..........La renaissance 12 - La Renaissance
..........Les 17ème et 18ème siècles 13 - Les 17ème et 18ème siècles
....................En France 131 - En France
....................En Angleterre 132 - En Angleterre
Les 19ème et 20ème siècle 2 - Les 19ème et 20ème siècles

 


 

 

 

1 - Du moyen-âge au 18ème siècle Sommaire

..........Le christianisme a mis un terme aux jeux du stade et aux spectacles des amphithéâtres, parce qu'on y célébrait les corps et qu'il ne pouvait admettre que les hommes, formés à l'image de Dieu, y fussent mutilés ou tués par leurs semblables.

..........Et sans doute le Moyen Age religieux adopta-t-il une attitude analogue à l'égard des exercices corporels. Mais le véritable esprit chrétien cherchait à sauver l'homme tout entier, dans lequel il apparaissait difficile de dissocier l'âme du corps, pour en assurer le salut exclusif.

..........On ne peut donc affirmer, selon J. Ulmann, que le christianisme affichait un total mépris du corps ; certes, le corps ne vaut pas l'âme, mais il lui est nécessaire. Aussi les jeux connurent-ils au Moyen Age une grande faveur.

 

..........11 - Le moyen-âge..........Sommaire

..........Le tournoi apparaît comme le modèle de l'activité sportive du Moyen Age. Il se présentait sous la forme d'une bataille rangée livrée à travers champ avec les armes de guerre, sans haine, mais souvent sanguinaire.

..........La mêlée y était confuse et, à la différence du sport moderne, les charges sans nombre s'effectuaient dans une grande débauche d'énergie, de courage et dans lesquels l'adresse ne tenait que peu de place. Les protagonistes faisaient des prises, mais le combat se terminait sans cession de territoire.

..........Si les tournois se déroulaient par conséquent pour le plaisir et l'honneur, les multiples interdits dont ils furent l'objet, attestent de leur caractère sanguinaire, mais également de leur succès.

..........Les excès manifestes des tournoyeurs et les règlements de comptes personnels amenèrent progressivement une réglementation des tournois, par l'introduction de dispositions diverses telles que l'aménagement de lieux de refuges (les recets) et l'arbitrage des combats par des juges armés de bâtons.

..........Les contestations s'élevèrent néanmoins nombreuses et la force, le poids du bras, demeuraient encore le principal mérite.

..........Le Moyen Age fut également le théâtre d'innombrables joutes, d'assauts à la lance et à cheval au cours de combats singuliers. L'établissement d'une barrière séparatrice le long de laquelle galopaient en sens inverse les deux cavaliers, l'adoption d'un armement de plus en plus élaboré et protecteur, transforma la joute en un heurt dangereux de deux masses mobiles, mais plus ou moins dénué d'intérêt.

..........La mort d'Henri II par suite d'une blessure reçue lors d'une joute, mit fin en 1559 à cette activité sportive individuelle et brutale.

..........Si les tournois et les joutes restèrent le privilège quasi exclusif des seigneurs, les jeux de balle constituèrent une activité populaire, alors que la paume fut en faveur tant auprès des milieux aristocratiques que populaires.

 

La soule

..........Lointaine ancêtre du football et du rugby, la soule se jouait à travers champs, bois et ruisseaux entre deux équipes, qui devaient faire parvenir un ballon en un point donné, par exemple d'un village à un autre.

..........Les coups pleuvaient et les accidents graves, voir mortels, se produisaient fréquemment. Comme on n'y admettait pas le match nul, le combat pouvait durer une journée ou davantage ; aussi les "souleurs" ou "choleurs" convenaient-ils parfois d'une trêve.

..........La soule fut l'objet d'interdits fréquents en raison de sa violence, mais également parce qu'elle détournait les sujets de l'exercice du tir à l'arc, plus utile en temps de guerre.

 

La paume

..........Alors qu'à l'origine, la paume se jouait à toute volée sur des terrains variés, la délimitation du terrain en deux camps et leur séparation par une simple corde, puis par un filet par-dessus lequel les joueurs renvoyaient la pelote de la paume de la main, régularisèrent progressivement ce jeu attrayant.

..........On commença à pratiquer la paume à l'abri, dans les salles attenantes aux cathédrales notamment, à partir du 14ème siècle. Ainsi le, règlement permettait-il de faire ricocher la balle contre les murs ou de la faire rouler sur le toit d'une galerie.

..........Afin de rendre ce sport moins éprouvant aux mains, on autorisera ultérieurement l'emploi d'un gant, puis celui de la raquette. Dans le jeu en salles ou courte paume, les battoirs munis de corde furent les plus répandus.

 

..........Si l'on considère que la lutte fut pratiquée par les manants et les nobles, que la soule se jouait également avec un bâton recourbé ou crosse, on peut estimer que les exercices du corps connurent une indéniable faveur au Moyen Age.

..........Selon J. Ulmann, la chrétienté n'a pas été hostile aux exercices corporels, mais elle leur déniait toute autre utilité qu'un délassement ou simple exercice du corps. Au plan pédagogique, le rôle de l'école était d'instruire et non de faire jouer. Sur ce point, les idées pédagogiques ne devaient changer qu'à la Renaissance.

 

..........12 - La renaissance..........Sommaire

..........M Bouet caractérise très justement les activités physiques du Moyen Age en disant qu'elles contenaient toute la matière de ce que deviendra le sport moderne, mais que la forme en demeura fruste, pleine de vitalité, de force et de courage.

..........A la Renaissance au contraire, l'esprit d'individualisme, le nivellement des classes sociales, le raffinement progressif de l'existence et l'intérêt pour la technique, conduisirent à valoriser davantage l'esprit d'émulation et de revanche , à refuser la distinction entre sports vils ou nobles et à valoriser la prouesse technique et l'adresse au détriment de la force brutale.

..........L'âge des tournois est révolu et on assiste à un très grand développement du combat à l'épée, qui devient de plus en plus subtil grâce à l'influence des italiens, multipliant parades, feintes, ripostes et bottes. C'est la grande époque des duels et de l'escrime.

..........A la Renaissance, les salles de courte paume se multiplient, alors que la longue paume reste en faveur auprès du peuple. Vers la fin du 16ème siècle, la ville de Paris compte à elle seule 250 jeux de paume et l'importance de ce jeu s'avère telle, que les fabricants de balles et de raquettes peuvent se réunir en confréries.

..........Signe de l'époque, on ne se bat plus à cinq ou six joueurs, mais joueur contre joueur ou par équipes de deux. Aux joutes brutales du Moyen Age se substituent donc progressivement des jeux d'adresse, de vélocité, où la tactique mobilise l'intelligence et les capacités d'observation de l'adversaire.

..........En Italie, dont l'influence et le rôle de précurseur s'avèrent déterminants, la noblesse s'adonne au "calcio", jeu dont les brutalités sont sévèrement sanctionnées par dix arbitres placés sur une estrade. Sous l'influence de l'école italienne, l'équitation s'engage davantage vers l'art du dressage et de la haute école.

..........L'abondance des écrits techniques sur l'escrime, l'équitation ou les jeux de balle, témoigne de l'intérêt suscité par les activités physiques au cours de la Renaissance. Mais la redécouverte de la médecine grecque et le développement d'une gymnastique exclusivement vouée à des fins hygiéniques et à la santé du corps, l'orientation des rationalisations vers des préoccupations plus spécifiquement pédagogiques, seront responsables de la relative désaffection que connaîtront ces activités sportives aux 17ème et 18ème siècles.

..........Vittorino De Feltre, par exemple, que J. Ulmann considère comme le fondateur de l'éducation physique, introduisit dans son école une gamme variée d'exercices physiques dont il espérait des bienfaits non seulement physiques, mais intellectuels et moraux.

..........Il s'appliquait davantage à corriger les mouvements maladroits, à encourager les élèves plus faibles, à soutenir les efforts des moins persévérants ou à railler ceux qui manifestaient de l'orgueil, plutôt qu'à rechercher la performance ou le plaisir proprement sportifs.

..........On retrouve cette orientation chez la plupart des pédagogues de cette époque et notamment chez Rabelais, dont le Gargantua éprouve, selon le terme de J. Ulmann, "la même fringale de culture corporelle que de science".

..........Mais l'introduction de multiples activités physiques dans le programme éducatif de Gargantua, de l'escrime au ramassage du foin ou au sciage du bois, le maniement de toutes sortes d'armes, l'exercice de la chasse, de courses ou de sauts par tous temps, se réalise dans une perspective hygiénique et médicale.

..........Montaigne ne fera pas des exercices physiques le fondement de l'éducation, mais ennemi du gavage intellectuel et soucieux de préparer l'homme à l'expérience réelle de la vie, il soulignera la valeur pédagogique et récréative de leur utilisation mesurée et pertinente. Montaigne veut "raidir les muscles" avant tout pour forger le caractère sur le modèle de son père qui fut "adroit et exquis en tous nobles exercices".

 

..........13 - Les 17ème et 18ème siècles..........Sommaire

..........Alors que la Renaissance avait apporté des éléments de régularisation aux plans de la réglementation et de la technique à la matière extrêmement riche du Moyen Age, on assistera à une régression des activités physiques en France au cours des deux siècles suivants.

..........La France et l'Italie ayant respectivement marqué l'activité sportive du Moyen Age et de la Renaissance, ce sera au tour de l'Angleterre de susciter un renouveau des activités corporelles et d'amorcer l'apparition du sport moderne avec ses caractéristiques principales.

 

..........131 - En France..........Sommaire

..........Au 16ème siècle, les exercices chevaleresques sont en complet déclin. Soucieux d'esthétique et non point de performance ou de concurrence, les gentilshommes s'orientent vers la pratique de l'escrime et de l'équitation savantes. siècle, les exercices chevaleresques sont en complet déclin. Soucieux d'esthétique et non point de

.........."Non seulement la violence des vieux exercices continue de s'atténuer, mais les seuls qui progressent sont ceux qui peuvent faire valoir une belle prestance, une élégante tournure, la grâce unie à la majesté ".

..........La chasse représentera pratiquement le seul exercice viril des nobles. Certes on verra apparaître au siècle suivant des courses de chevaux, mais les seigneurs feront rapidement monter leurs palefreniers.

..........Sur le plan pédagogique, J.-J. Rousseau aura donc le mérite de prôner l'éducation corporelle, à une époque où celle-ci avait beaucoup perdu de sa force. Soucieux d'éducation naturelle où la natation, la course, les sauts, la lutte, l'équilibrisme annoncent déjà l'hébertisme, il condamnera des exercices trop civilisés comme l'escrime ou l'équitation.

 

..........132 - En Angleterre..........Sommaire

..........L'apparition du sport moderne aux 17ème et 18ème siècles est fortement liée à révolution sociale qui se produit en Angleterre, où la constitution d'un gouvernement démocratique et l'essor de la civilisation industrielle eurent une influence déterminante.

..........En éloignant l'aristocratie de toute activité productive et du pouvoir, l'évolution parlementaire transforme celle-ci en une classe oisive campagnarde. Pour s'occuper, elle s'adonnera aux exercices chevaleresques avec passion. Par ailleurs, la pénétration des classes aristocratique et bourgeoise, dans les collèges principalement, aura pour conséquence de généraliser la pratique sportive dans toutes les couches de la société.

..........Le goût démesuré des Anglais de cette époque pour le pari, aura pour conséquence de lier la notion du sport à celle de record, de vitesse et de mesure. C'est qu'en effet, les paris vont avoir de plus en plus fréquemment pour objet les courses à pied, courses des chevaux ou combats de boxe.

..........Un certain John Lepton se rendit aussi célèbre au début du 17ème siècle, en pariant qu'il parcourrait à cheval en six jours la distance de 100 miles ; en réalité, il mit cinq jours.

..........Des foules de plus en plus nombreuses se passionnent au 18ème siècle pour les courses de chevaux. A la fin de ce siècle, trois grandes classiques sont fondées et le Jockey Club est créé en 1750 par l'aristocratie afin d'arbitrer les contestations.

..........La course à pied et la boxe donnent également lieu à d'innombrables paris. On se rachète les coureurs à pied professionnels comme des chevaux et on voit apparaître ce qu'on appelle aujourd'hui les managers et organisateurs.

..........Un nommé Figg (mort en 1734), par exemple, dirige non seulement une école de boxe, mais organise des rencontres, en assure la publicité pour remplir la sacre, encaisse les entrées et rémunère les combattants.

..........J. Broughton, quant à lui, introduit en 1747 les gants de boxe afin que les élèves ne s'abîment pas les mains à l'entraînement et il transforme le combat sauvage en "noble art", où l'intelligence et la technique priment sur la force brutale. C'est dans son amphithéâtre que seront élaborés les premiers règlements relatifs à la boxe.

..........La démocratisation de la société anglaise contribue fortement à diffuser l'intérêt pour ce sport dans toutes les classes sociales et à provoquer l'amélioration de la technique.

..........On voit donc, selon M. Bouet, s'accentuer les traits spécifiques du sport moderne en Angleterre aux 17ème et 18ème siècles : la recherche de la performance, le perfectionnement de la technique, l'organisation et la réglementation, la pénétration dans toutes les classes sociales et le spectacle de masse. L'urbanisation et la croissance de la société industrielle jouèrent dans cette évolution un rôle fondamental.

 

 

2 - Les 19ème et 20ème siècles Sommaire

..........Comme la Suède et l'Allemagne, la France devait connaître, sous l'action d'Amoros (1770-1848), un mouvement orienté vers la régénération nationale.

..........Officier espagnol, Amoros vient, à la demande de Joseph Bonaparte, enseigner la gymnastique aux officiers français. Au courant de l'œuvre de Jahn et de Ling, il crée rapidement plusieurs gymnases à Paris, dont celui du Parc de Grenelle qui deviendra le berceau de l'école de Joinville.

..........En 1930, il publie son "Manuel d'Education physique, gymnastique et morale" qui expose l'essentiel de sa méthode d'enseignement.

..........Cette doctrine se présente à la fois, selon l'auteur, comme une méthode éducative et agréable.

..........Educative, car elle veut enseigner l'endurcissement, la lutte contre l'adversaire, et en fait, si Amoros assigne comme but aux élèves à vaincre les difficultés et de triompher des obstacles, c'est que cette méthode d'éducation est beaucoup plus militaire que civile. Elle vise à former des athlètes-soldats auxquels on fait exécuter les exercices les plus violents et les plus dangereux.

..........Agréable, car elle permet de vaincre et de réussir avec une certaine facilité. Il s'agit de donner aux élèves, en même temps que la force, "un cœur bon et généreux, l'amour de Dieu, de la patrie, de l'ordre, le respect aux lois, au Roi, aux parents, aux autorités et une exacte subordination aux règles établies...".

..........Mais bien que l'auteur ait confondu éducation physique et préparation militaire, il eut le mérite de poser le problème de l'origine de l'énergie psychomotrice.

 

Sa gymnastique comprend :

- des exercices sans agrès qui préparent les exercices aux agrès. Parmi ceux-là, notons l'utilisation d'exercices élémentaires de flexion, de rotation et d'assouplissement, des exercices d'équilibre sur le sol, des marches et courses avec ou sans obstacles, des exercices de force (tractions, répulsions, porter, lancer), des luttes et des sauts. Tous ces mouvements s'exécutent suivant le principe typiquement amorosien de la détente brusque succédant à une violente contraction des muscles fléchisseurs.

- des exercices aux agrès. Afin de préparer les sujets à surmonter les obstacles auxquels ils peuvent se heurter notamment en temps de guerre, il met au point une série d'épreuves difficiles, parfois violentes, aux agrès. Non seulement il emprunte des appareils à Jahn ou à son disciple suisse Clias, mais il invente lui-même la poutre horizontale, instrument d'adresse autant que de force, et le portique avec ses cordes lisses ou à nœuds, ses échelles de bois ou de cordes et ses mâts.
..........Ces agrès et l'esprit dans lequel ils ont été utilisés, c'est-à-dire l'abus des exercices violents, sans correction, parfois funambulesques, trop conduits et sans aucune spontanéité, vont longtemps prévaloir dans l'éducation scolaire.

 

..........Formés à l'école de Joinville, ouverte en 1852, les maîtres de gymnastique civils et militaires confondront longtemps préparation militaire et éducation scolaire, erreur pédagogique qui sera à l'origine d'une certaine désaffection de l'éducation physique en France.

..........La poussée nationaliste et gymnique se manifeste également par la sécrétion de sociétés de gymnastique qui se constituèrent en France sous l'influence du Turnen allemand après la débâcle de 1870. De plus, l'intérêt des classes supérieures pour les réalisations anglaises, amena tout aussi rapidement la création de sociétés sportives.

 

..........Mais le principal apport de la France réside, d'une part, dans la promotion des sports de pleine nature et du cyclisme, dont les premières épreuves du Bordeaux-Paris et du Tour de France eurent lieu en 1891 et en 1893, et d'autre part, dans le rôle déterminant joué dans la constitution des rapports sportifs internationaux.

..........Pierre de Coubertin, fortement convaincu de la valeur des méthodes de Thomas Arnold, devient un ardent propagandiste du sport lors de son retour d'Angleterre en donnant des conférences et en publiant "L'Education en Angleterre" (1888) et "l'Education anglaise en France (1889)".

..........Devenu l'animateur de l'Union des Sociétés Françaises de sports athlétiques, il mène une campagne vigoureuse pour le rétablissement des Jeux Olympiques. Les premiers jeux Olympiques modernes ont eu lieu en 1896 à Athènes, un an après la création du Comité Olympique International.

..........Comme le fait remarquer dans ses écrits P. de Coubertin, l'internationalisation du sport apparaît pour l'essentiel comme un moyen efficace de développer le sport en France et répond à sa volonté de "rebronzer la France". Une certaine trace de nationalisme n'est donc pas exempte dans son œuvre.

..........Mais en restaurant les Jeux Olympiques, Coubertin diffuse simultanément un certain nombre de principes fondamentaux qui seront érigés en une véritable éthique de la pratique sportive : l'olympisme, comme dans l'Antiquité, doit se présenter comme une religion par laquelle l'élite, dont la règle d'or est le fair-play, honore sa patrie ; c'est pourquoi une trêve générale doit s'instaurer lors de leur célébration.

..........A ces idées sur l'olympisme, Coubertin rattache très consciemment celle d'une concurrence sévère par laquelle le pratiquant apprend, dans un milieu ordonné et sécurisant, à affronter les vicissitudes du monde moderne que domine le "struggle for life".

 

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