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Particularités du dos
Comme nous l'avons vu plus tôt, en dehors de la peau, les seuls organes
du corps que l'on peux étirer sans problème sont les muscles (1).
Est-ce
que ce sont les muscles qui limitent l'extension du dos ? A la rigueur, cela pourrait éventuellement être le cas s'il y avait des muscles sur la face antérieure des vertèbres.
Or les muscles du dos sont situés sur la face postérieur des vertèbres
(sous la peau), et pas sur leur face antérieure :
Source : http://www.anatomie-humaine.com/-Muscles-du-dos-.html
Les muscles ne constituent donc pas le facteur limitant la courbure
arrière du dos.
Si la mobilité des vertèbres n'est pas limitée par des muscles, elle
l'est en revanche par la configuration des os et par les ligaments.
D'ailleurs il suffit de voir de quelle manière s'articulent les
vertèbres pour comprendre qu'elles ne sont pas censées avoir une
grosse mobilité en courbe arrière.
On comprend donc parfaitement ici que tout le travail du monde ne pourra
rien y changer, et que tenter d'améliorer la souplesse vertébrale aura pour seul et unique conséquence d'occasionner des douleurs et des dommages plus ou moins importants.
Il y a bien entendu des particularité individuelles spécifiques à chaque individu, comme par exemple certains contorsionnistes qui sont capables de réaliser des prouesses avec leur dos. C'est le cas
également de certains gymnastes, qui peuvent profiter de ce talent naturel pour réaliser des éléments nécessitant une grande souplesse vertébrale.
Cependant, s'ils ne sont pas naturellement dotés de cette souplesse vertébrale, il est inutile et dangereux de tenter de travailler dessus en forçant sur le dos :
- Inutile, car il n'y a aucun gain de souplesse à espérer ici.
- Inutile encore, car le code de pointage n'impose aucun élément impliquant une grande souplesse vertébrale.
- Dangereux, car de tels exercices peuvent de provoquer de sérieuses lésions chez les athlètes, lésions dont les symptômes peuvent parfois n'apparaitre que plusieurs années plus tard.
(1) A l'exception également des capsules articulaires, très
extensibles, mais qui ne constituent en principe pas un facteur limitant la
mobilité de l'articulation.