Etirements et Souplesse
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Pourquoi ?
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Effets à court terme des
longs étirements (> 30 secondes) : - Diminue le tonus musculaire et la capacité des nerfs à activer les muscles. - Diminue la raideur musculaire.
Effets à long terme des longs étirements (> 30
secondes) : Sur le long terme, étirer un muscle permet d'augmenter sa longueur et induit différents effets :
- Plus grande élasticité musculaire. - Plus grande amplitude articulaire (ce qu'on appelle de
manière populaire la "souplesse"). - Augmentation de l'efficacité
du geste, au niveau de la puissance comme de la technique. -
Amélioration de la technique. - Diminution des courbatures
(1). - Diminution de l'énergie nécessaire pour mobiliser les muscles.
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A la lumière de ces connaissances, il est facile de comprendre que l'objectif de l'athlète et de son entraîneur est de bénéficier des effets à long terme des longs étirements, et d'éviter les effets à court terme qui vont à l'encontre de la performance sportive, puisqu'on a besoin de puissance et d'une certaine tonicité musculaire pour être efficace en gymnastique.
Quoi ?
En dehors de la peau (2), les seuls organes que l'on peut étirer sans dommages sont les muscles. Un
tendon étiré c'est une tendinite, un ligament étiré c'est une entose, et il n'est évidemment pas possible d'étirer un os.
De plus, toutes les articulations
du corps ne peuvent pas gagner en amplitude. En fait, les seules articulations dont on peut améliorer l'amplitude articulaire sont celles dont l'ouverture est limitée par les muscles.
Si le mouvement est limité par la forme des os (coude) ou bien les ligaments (genou), il est bien entendu totalement inutile de chercher à augmenter l'amplitude de l'articulation,
car on ne peut ni changer la forme des os ni allonger des ligaments.
Par exemple certains entraîneurs tentent parfois d'augmenter
l'ouverture du genou en le forçant à plier dans le mauvais sens : tout ce qu'ils font dans ce cas c'est montrer la pauvreté de leurs connaissances en anatomie et en physiologie, et fragiliser le genou.
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Grand écart droit / gauche
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Deux importants groupes musculaires sont impliqués dans cet écart : les quadriceps et les ischio-jambiers. On peut également les étirer séparement.
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Grand écart facial / Y
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N'oubliez pas de tourner le fémur en dehors, car chez
certains individus le haut de cet os peut être bloqué par le bassin.
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Fermeture jambes serrées / écartées
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Ces deux positions n'étirent pas exactement les mêmes muscles, mais elles sont similaires. Veillez à ce que le dos soit droit, sinon ce
n'est plus la chaine musculaire postérieure de la jambe qui travaille,
mais le dos.
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Epaules
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L'ouverture des épaules peut être
améliorée, mais dans une certaine mesure seulement car les muscles ne sont pas les seuls facteurs limitants. Veillez à pratiquer ces étirements avec prudence, car l'articulation de l'épaule est fragile et peut facilement être blessée.
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Genou
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Aucune amélioration à espérer ici, toute
tentative d'étirements fragilise le genou et augmente le risque de blessure.
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Dos
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La colonne vertébrale est une zone particulièrement sensible et fragile, et le dos n'est pas conçu pour pouvoir beaucoup
cambrer (sauf exceptions bien sûr). Tout ce qu'on peut espérer en forçant sur le dos des gymnastes, ce sont des blessures et des douleurs. Si un gymnaste a naturellement un dos très souple, il sera bien sûr capable de cambrer plus que les autres et on
peut alors utiliser occasionnellement cette capacité naturelle, mais il est inutile
et dangereux de chercher à l'améliorer. Il y a de toute façon bien assez d'éléments dans le code pour pouvoir
éviter ceux qui exigent un extrême souplesse vertébrale.
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Cou
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La gymnastique n'exige pas une
souplesse particulière du cou, et étirer le cou n'aide en aucune façon à prévenir les blessures. Etirer le cou n'est donc ni nécessaire ni utile, toutefois, certains gymnastes apprécient cette
pratique pour se relaxer (cela devient parfois même un tic).
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(1) Magnusson et coll., 1997 ; McHugh et coll., 1999.
(2) A l'exception également des capsules articulaires, très
extensibles, mais qui ne constituent en principe pas un facteur limitant la
mobilité de l'articulation.